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Bernard Réquichot

Oeuvres

Sans titre, 1957, huile sur toile, 75 x 53 cm
Sans titre, 1957, huile sur toile, 75 x 53 cm
Seterkok, l'arbre de science, 1959, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint, 212 x 150 cm
Seterkok, l'arbre de science, 1959, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint, 212 x 150 cm
Ciel prolifique, 1960, huile sur toile, 142 x 114 cm
Ciel prolifique, 1960, huile sur toile, 142 x 114 cm
Louchakoupé, papiers choisis, 1959-1960, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint avec rehauts de peinture, 120 x 90 cm-min
Louchakoupé, papiers choisis, 1959-1960, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint avec rehauts de peinture, 120 x 90 cm
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 78 x 60 cm
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 78 x 60 cm
Sans titre, 1957, huile et collage sur toile, 73 x 93,5 cm
Sans titre, 1957, huile et collage sur toile, 73 x 93,5 cm
Sans titre, 1960, encre et rehauts de gouache sur carton, 70,6 x 104 cm
Sans titre, 1960, encre et rehauts de gouache sur carton, 70,6 x 104 cm
Sans titre, 1960, encrae à la plume sur carton, 48 x 64 cm
Sans titre, 1960, encre à la plume sur carton, 48 x 64 cm
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 73 x 100 cm
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 73 x 100 cm
Sans titre, 1960, encre au crayon à bille sur papier, 37 x 55 cm
Sans titre, 1960, encre au crayon à bille sur papier, 37 x 55 cm
Erotisme cineraire, 1953, huile sur toile, 54 x 81 cm
Erotisme cineraire, 1953, huile sur toile, 54 x 81 cm
Sans titre, 1961, encre à la plume sur papier, 110 x 75 cm
Sans titre, 1961, encre à la plume sur papier, 110 x 75 cm
1956, Dictionnaire de demi-choses, huile sur carton, 53 x 36 cm
Dictionnaire de demi-choses, 1956, huile sur carton, 53 x 36 cm
Sans titre, 1957, huile sur toile, 75 x 53 cm
Seterkok, l'arbre de science, 1959, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint, 212 x 150 cm
Ciel prolifique, 1960, huile sur toile, 142 x 114 cm
Louchakoupé, papiers choisis, 1959-1960, fragments d'illustrations de revues découpés et collés sur contreplaqué peint avec rehauts de peinture, 120 x 90 cm-min
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 78 x 60 cm
Sans titre, 1957, huile et collage sur toile, 73 x 93,5 cm
Sans titre, 1960, encre et rehauts de gouache sur carton, 70,6 x 104 cm
Sans titre, 1960, encrae à la plume sur carton, 48 x 64 cm
Sans titre, 1956, huile au couteau sur toile, 73 x 100 cm
Sans titre, 1960, encre au crayon à bille sur papier, 37 x 55 cm
Erotisme cineraire, 1953, huile sur toile, 54 x 81 cm
Sans titre, 1961, encre à la plume sur papier, 110 x 75 cm
1956, Dictionnaire de demi-choses, huile sur carton, 53 x 36 cm

Expositions(principales)

Personnelles

1973 « Rétrospective », Centre National d'Art Contemporain (CNAC), Paris

1977 « Bernard Réquichot: 1929-1961 », Musée de l'Abbaye Sainte-Croix, Les Sables d'Olonne

1992 « Hommage à Bernard Réquichot », Centre d'art contemporain, Château de Tanlay, Yonne

Collectives

1989 « Donations Daniel Cordier », Centres Georges Pompidou, Paris

1995 « Passions privées, collection Daniel Cordier », Musée national d'art moderne, Paris

1997 « Made in France: 1947-1997. Cinquante ans de création en France. », Musée national d'art moderne, Paris

2002 « Dado-Réquichot », Musée des Abattoirs, Toulouse

2002 « Paris, Capital of Arts, 1900-1968 », Royal Academy of Arts, Londres, Guggenheim Museum, Bilbao

2003 « Roland Barthes », Centre Georges Pompidou, Paris

2005 « Big Bang. Destruction et création dans l'art du 20e siècle », Centre Georges Pompidou, Paris

2009 « Les désordres du plaisir », Centre Georges Pompidou, Paris

2012 « Collection Michael Werner », Musée d'Art Moderne de la ville de Paris, Paris

Biographie

1929 Naissance de Bernard Réquichot le 1er octobre à Asnières sur Vègre.

1941 Réquichot commence à peindre. Il peint une série de tableaux d’inspiration religieuse, où domine le thème christique.

1945 Jusqu'à 1947 Bernard Réquichot entre à l’Atelier d’Art Sacré rue de Fürstenberg, puis à l’Atelier Corlin, également à Paris.

1947 Jusqu'à 1951 Bernard Réquichot fréquente de nombreuses écoles d’art : l’Académie Charpentier en 1947 et 1948, où il rencontre le jeune peintre Jean Criton, les Métiers d’Art en 1949, et les Beaux-Arts en 1950. Il allait aussi, régulièrement à la Grande Chaumière pour dessiner, et il y rencontra Daniel Cordier en 1951. Réquichot peint la série des grosses bonnes femmes et réalise des dessins au crayon gras et au fusain (nus, drapés, chaussures, crânes, volailles). Cette période est celle également où il commence à écrire.

1951 (Jusqu'à 1954) La rencontre de Réquichot avec Jacques Villon influence sa peinture qui se dirige vers l’abstraction. De 1953 à 1956, il collabore à la restauration de peintures murales de l’église romane d’Asnières-sur-Vègre aux côtés de Mlle Pré, conservateur de musée.

1952 Réquichot peint ses premières études de bœuf d’inspiration cubiste. C’est l’année de son service militaire à Nancy qui enraye dans un premier temps son activité plastique, puis il obtient un atelier.

1955 En mars, première exposition personnelle de Réquichot à la Galerie Lucien Durand à Paris. La peinture à l’huile sur toile, carton ou papier est son principal moyen d’expression : raclage de coulées de peinture épaisse, collages de fragments de toiles déjà peintes, peintures au couteau, projection de peinture. Plutôt que des pinceaux, il choisit parfois une pelle à charbon ou un couteau de boucherie trempé dans la peinture. Bernard Réquichot exécute également ses premières boîtes, futurs reliquaires, remplies de terre, d’ossements, d’agglomérats de toiles déjà peintes.

1956 Réquichot entreprend ses premiers dessins de spirales, à l’encre à la plume sur papier. Il intègre des collages de fragments de papiers à certaines peintures à l’huile.

1957 En mars, exposition personnelle de Réquichot à la Galerie Daniel Cordier, à Paris. Systématisation de la spirale se terminant parfois par une impression d’écriture illisible. Approfondissement de la technique du collage que Réquichot nommera papiers choisis, fragments d’illustrations découpés ou déchirés dans des magazines de recettes de cuisine, ou dans La vie des bêtes.

1957 (Jusqu'à 1954) Période très prolifique avec l’utilisation de techniques variées. Réquichot poursuit la série de dessins à spirales avec de l’encre, et des rehauts de gouache ; de même il continue ses reliquaires dont un de grand format (reliquaire au crâne de bœuf). La série La guerre des nerfs rassemble les trois techniques : spirales, peinture et papiers choisis. A cette même période, « il exécutait quelques grands tableaux, dont le fond blanc était griffé de traces noires presque imperceptibles. Il employait la technique originale des vibrations d’un couteau balayant la surface de la toile » d’après Daniel Cordier.

1958 Réquichot fait la connaissance du peintre Dado à la Galerie Daniel Cordier.

1959 Réquichot découvre des anneaux en polystyrène dont l’assemblage par dissolution lui permet d’exprimer dans l’espace ses dessins de spirales. Les anneaux de rideau en polystyrène sont trouvés au Printemps et au BHV avec l’artiste Yolande Fièvre. Le dimanche, il rend souvent visite à Dado, à Courcelles-Les-Gisors et recherche ensemble des ossements chez l’équarisseur. « L’équarrissage c’était la culmination de notre amitié » (Dado). Il réalise de nouveaux reliquaires remplis de différents objets ( chaussures, racines, coquilles d’escargot, toiles peintes et pliées…). Réquichot séjourne quelques mois à la clinique de Meudon-Bellevue pour dépression nerveuse.

1960 Première toile peinte, collée sur papier et mise en forme, destinée à être suspendue dans l’espace. Les dessins de spirales de Réquichot, prennent petit à petit une nouvelle forme; elles s’enroulent sur elles-mêmes et « animent la surface par une lecture indifférement et alternativement en relief ou en creux. Cette incertitude donne à ses figures un dynamisme qui vivifie leur centre compact, d’où naissent des regards obsédants » (Daniel cordier). Le travail d’écriture de Réquichot prend de l’ampleur, notamment par de nombreux poèmes.

1961 Apparaissent les châsses de papiers choisis, où Réquichot colle des fragments de photos de magazines formant des reliefs qui habitent une boîte. Il achève ses sculptures en anneaux dont trois seulement sont répertoriées. En novembre, il entreprend une série de sept lettres, en fausse écriture, chacune est titrée. Elles sont destinées à présenter sa future exposition à la Galerie Daniel Cordier. Dans la nuit du 4 décembre 1961, quarante huit heures avant le vernissage de son exposition, à la Galerie Daniel Cordier, Bernard Réquichot se jette par la fenêtre de son atelier-domicile.

Bibliographie

Monographies :

– Hommages à Bernard Réquichot, préface de Roland Barthes (chemin de la création, Château de Tanlay, 1992).


– Bernard Réquichot, texte de Roland Barthes, Marcel Billot, Alfred Pacquement (La connaissance, 1973).

Collections Publiques

Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Musée de l’Abbaye Sainte-Croix, Sables-d’Olonne

Musée des Abattoirs

Présentation

Chez Réquichot, mort en 1961 à 32 ans, l’écriture accompagne l’acte de peindre, de coller, d’assembler, tout en conservant une véritable autonomie. Ses écrits ne se réduisent pas à n’être que de simples commentaires, ou des réflexions que l’artiste porterait sur son travail. Il ne s’agit pas non plus de manifestes qui lui auraient permis de se situer dans le monde de l’art, d’inscrire sa pratique en regard de celles de ses contemporains. Cette pratique de l’écriture a pris chez lui des formes diverses et s’est déployée parallèlement à son activité artistique : un roman inachevé, Faustus, des poèmes, un journal non daté et des textes épars.

Le désir ou la nécessité de ne pas trancher entre un médium et l’autre, de maintenir un équilibre et une réelle autonomie entre écriture et peinture signifiaient-ils l’impossibilité d’un choix qui a conduit l’artiste à osciller vers l’un ou l’autre selon les besoins du moment ? Ou bien faut-il y voir un moindre intérêt accordé à la forme finale de l’œuvre par rapport à l’énergie investie et aux buts recherchés ?

Son travail tient une place de tout premier plan dans l’art abstrait des années 50 et peut servir de point de départ à un questionnement sur l’articulation peinture/écriture. Au-delà de ses propres réalisations, les recherches de Réquichot conduisent à interroger l’œuvre d’autres artistes/écrivains qui lui sont contemporains et qui ont pu croiser sa trajectoire et l’influencer : Michaux, Artaud, Unica Zürn, Christian Dotremont, Joan Brossa…  elles questionnent aussi une génération d’artistes plus jeunes qui ont joué de cette double pratique littéraire et artistique : Dominique Angel, Alain Fleisher, Titus Carmel, Henri Cueco, Paul Armand-Gette, Jean le Gac, Garouste, Valérie Mrejen, Edouard Levé…

Gestualisée, spontanée et parfois abrupte, la représentation du monde que fait Bernard Réquichot n’en est plus que vivante. Ainsi ses araignées, traces de graphite sur papier, sont comme animées du souffle animal, du souffle du monde.

Bernard Réquichot est montré à la galerie Alain Margaron depuis 1999.

Site officiel de Bernard Réquichot

Reproductions de quelques oeuvres parmi les 53 des collections du Centre Pompidou:

Ramages étoilés, 1955

Le Reliquaire de la forêt, 1957-1958

Peinture, 1959

Portrait, 1961

Nekonk tanten tank mana, 1959-1961

Peinture, 1952

Le Panache, 1957

Collage au chat, 1957-1959

Reliquaire de la nature et de la matière, 1957

Portrait, 1961

La Cocarde. Le Déchet des continents, 1961

Sans titre, 1948

Reliquaire, 1957

La Tombe de la nature, 1955

La Maison du manège endormi, 1958-1959

Traces graphiques, 1958

 

Oeuvres des collections du Musée d’art Moderne de la ville de Paris:

Peinture et papiers choisis, 1957

Sans titre, Reliquaire, 1959