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ZORAN MUSIC

À SAVOIR :

« Quel bonheur de vivre toute sa vie autour de quelques images qui sont les siennes! » C’est ce que me disait Zoran Music, il y a quarante ans, quand j’allais le voir dans son atelier parisien. Au plus près de la mort, dans l’atrocité d’un camp de concentration, il dessinait en cachette les dernières exhalaisons de cadavres entassés, attendant son tour. « Le pire, c’était beau, a-t-il ajouté. »

 

Libéré, il s’est concentré sur la beauté des collines dalmates, des chevaux, avant que la réminiscence des camps lui impose des œuvres peintes, dessinées, sculptées, « Nous ne serons pas les derniers. » Aucun expressionnisme, rien de forcé. Juste l’horreur, crue, insupportable. Que nous ne devons jamais oublier.