Michel Macréau

(1935-1995)

Michel Macréau (1935-1995) a souvent titré : « Quels nous sommes ! » Notre identité, nos contradictions, le genre, les rapports de couple, sont ses terrains d’investigation favoris, dans un jeu d’écritures qui laisse une grande liberté d’interprétation.

Pour le peintre Combas, Michel Macréau est un précurseur de Basquiat : Je trouve que le rapport avec Basquiat est évident. Certains tableaux sont très proches, mais les gens ne veulent pas le voir. Dans le passé, je me suis amusé à faire passer des détails de ses œuvres – comme certaines têtes – pour du Basquiat, et ça fonctionnait. (Robert Combas, 2014).

Un tableau émouvant montre Michel Macréau, en 1967, la bouche agrafée. Je me demandais, m’a-t-il dit, si ce que je faisais avait un sens, et même si c’était de l’art.

Michel Macréau retrouve confiance au début des années 80, avec l’arrivée de la « figuration libre » en France, dont justement Combas, et à l’étranger Penck et surtout Basquiat auquel, il est vrai, certaines de ses œuvres font penser.

Dans les années 60, Michel Macréau déployait une extraordinaire énergie en bondissant autour de la toile ou du papier à même le sol sans recul, pour laisser une place au hasard et une plus grande liberté au regardeur. Tout en veillant attentivement au rapport des couleurs et à la construction des formes.  Son souci simultané de la construction explique qu’elle intrigue toujours autant.

Biographie

1935 : Naissance le 21 juillet à Paris.

1953 : Etudes au lycée de Sèvres (section artistique). Participation à la réalisation de cartons de tapisserie de Le Corbusier.

1954-1956 : Académie de la Grande-Chaumière.

1959 : Atelier collectif et emménagement avec des amis dans un château inhabité de la vallée de Chevreuse. Il délaisse le pinceau pour le tube, qu’il presse directement sur la toile ou le papier.

1960 : Macréau commence à utiliser toutes les surfaces à peindre qui lui tombent sous la main (draps de lit, sacs, planches de bois…).

1972 : Isolé et fatigué, Macréau a des doutes sur sa démarche picturale. Il peindra peu pendant plusieurs années.

1980 : Au début des années 1980, Macréau reprend progressivement goût à la vie et à la création. L’émergence de jeunes artistes, dont il se sent proche, comme Penck, Basquiat ou Combas, lui permet de se sentir moins isolé.

1995 : Décès de l’artiste à Laignes.

Les expositions de Michel Macréau

Expositions personnelles & collectives

1960 – « Exposition collective », Galerie Raymond Cordier, Paris
1962 – « Exposition personnelle », Galerie Raymond Cordier, Paris.
1964 – « Figuration Narrative », Galerie Gérald Gassiot-Talabot, Paris
1966 – « Opiniào 66 », Musée d’Art moderne, Rio de Janeiro, Brésil
1967 – Première exposition personnelle à la Galerie T, Haarlem, Pays-Bas.
1967 – « Bande dessinée « Figuration narrative », Musée des Arts décoratifs, Paris
1974 – « Les Graffitis de Michel Macréau », Galerie l’Oeil de Boeuf, Paris.
1974 – Exposition personnelle à la Galerie T, Haarlem, « foire de Bâle.
1974 – Exposition personnelle à la Galerie Remarque, Trans-en-Provence.
1987 – Exposition personnelle à la Galerie Georg Nothelfer, Berlin.
1988 – Exposition personnelle Galerie Barbier-Beltz, Paris.
1989 – One man Show à la Fiac – Galerie Barbier-Beltz, qui l’expose régulièrement.
1990 – « Macréau-Maryan », Galerie Fanny Guillon-Lafaille, Paris
1990 – « Pour saluer le dessin », Musée Ingres, Montauban
1990 – « Le Visage dans l’art contemporain », Musée du Luxembourg, Paris
1990 – « Le Visage dans l’art contemporain », Musée des Jacobins, Toulouse
1992 – Rétrospective, Musée-château d’Annecy.
1995 – Importante rétrospective au Musée des Arts décoratifs, Bourges.
1996 – Exposition personnelle, Musée d’Alençon.
1997 – Exposition personnelle, Centre d’Art contemporain, Istres.
1999 – Exposition personnelle, Espace Paul Rebeyrolle, Eymoutiers.
2001 – Exposition personnelle, Musée Ziem, Martigues.
2024 – « Art Brut », Musée de la Halle Saint-Pierre, Paris

Expositions à la galerie
2026 ‐
Affinités Électives

Autour de l'artiste