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Dado

Oeuvres

1957, Les Ballons poilus, 1957, aquarelle, 43,5 x 61,5 cm
Dado, "Les Ballons poilus", 1957, aquarelle, 43,5 x 61,5 cm
Sans titre, 1960, huile sur toile, 103 x 80 cm
Sans titre, 1960, huile sur toile, 103 x 80 cm
Dado, Sans titre, 1961, encre de Chine sur papier, 21,5 x 19 cm
Dado, Sans titre, 1961, encre de Chine sur papier, 21,5 x 19 cm
Les éléphants, 1965, huile sur toile, 97 x 260 cm
Les éléphants, 1965, huile sur toile, 97 x 260 cm
Le Camping de Bari, 1971, huile sur toile, 193,5 × 278 cm
Le Camping de Bari, 1971, huile sur toile, 193,5 × 278 cm
1972, Ecole de dessin, 1972, crayon, 72 x 103 cm
Dado, "L'école de dessin", 1972, crayon, 72 x 103 cm
Sans titre, 1979, collages et gouache, 56 x 37 cm
Sans titre, 1979, collages et gouache, 56 x 37 cm
1985, Dado, Sans titre, 1985, huile sur papier marouflé sur toile, 72,5 x 52,5 cm
Dado, Sans titre, 1985, huile sur papier marouflé sur toile, 72,5 x 52,5 cm
Saint-Luc, 2011, 120x80cm, Boite, technique mixte et collages
Saint-Luc, 2011, boîte, technique mixte et collages, 120 x 80cm
Sans titre, 2002, huile sur drap, 228 x 107 cm
Sans titre, 2002, huile sur drap, 228 x 107 cm
Sans titre, 2003, huile sur carton et toile, 230 x 80 cm
Sans titre, 2003, huile sur carton et toile, 230 x 80 cm
1957, Les Ballons poilus, 1957, aquarelle, 43,5 x 61,5 cm
Sans titre, 1960, huile sur toile, 103 x 80 cm
Dado, Sans titre, 1961, encre de Chine sur papier, 21,5 x 19 cm
Les éléphants, 1965, huile sur toile, 97 x 260 cm
Le Camping de Bari, 1971, huile sur toile, 193,5 × 278 cm
1972, Ecole de dessin, 1972, crayon, 72 x 103 cm
Sans titre, 1979, collages et gouache, 56 x 37 cm
1985, Dado, Sans titre, 1985, huile sur papier marouflé sur toile, 72,5 x 52,5 cm
Saint-Luc, 2011, 120x80cm, Boite, technique mixte et collages
Sans titre, 2002, huile sur drap, 228 x 107 cm
Sans titre, 2003, huile sur carton et toile, 230 x 80 cm

Expositions(principales)

Personnelles

1958 « Peinture », Galerie Daniel Cordier, Paris

1970 « Rétrospective », Centre National d'Art Contemporain, Paris

1975 « Oeuvres sélectionnées », Galerie Isy Brachot, Bruxelles

1981 « Dessins et collages », Centre Pompidou, Paris

1991 « Création d'un musée Dado », Cetinje, Monténégro

1996 « La méchante petite fille », Galerie Beaubourg, Paris

2011 « Salle en hommage à Dado », Centre Pompidou, Paris

2011 « Salle en hommage à Dado », Les Abattoirs, Toulouse

2011 « Hommage à Miodrag Djuric, DADO », Galerie Jeanne Bucher, Paris

2011 « Hommage à Dado », Musée régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon, Sérignan

2012 « Dado. Danse macabre », Kunsthalle, Düsseldorf

2019 « Dado, la peinture selon Saint-Luc », Galerie Alain Margaron, Paris

Collectives

1972 « 60/72, 12 ans d'art contemporain en France », Grand Palais, Paris

1989 « Donations Daniel Cordier. Le regard d'un amateur », Centre Pompidou, Paris

1997 « Exposition Made in France 1947-1997, 50 ans de création en France », Centre Pompidou, Paris

2002 « Dado-Réquichot, la Guerre des nerfs », Musée des Abattoirs, Toulouse

2007 « Dado-Dubuffet », Musée régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon, Sérignan

2015 « Dado, Horama, rétrospective », Abbaye d'Auberive, Auberive

2020 « Galeries du XXe siècle », Centre Pompidou, Paris

Biographie

1933 Naissance de Miodrag Djuric, dit Dado, dans le Monténégro (ex Yougoslavie)

1951 Ecole des beaux-arts de Belgrade

1956 Installation en France. Rencontre de Jean Dubuffet qui le présente au marchand Daniel Cordier.

2010 Mort de l’artiste

Bibliographie

– 1991 Dado, texte d’Alain Bosquet, (Ed. La Différence)

– 2002 « Dado-Réquichot, La guerre des nerfs » – Textes d’Alain Mousseigne, Catherine Gaich, Alfred Pacquement, Alain Jouffroy, Pierre Bettencourt, Michel Giroud, Daniel Cordier – Entretien de Dado avec Amarante Djuric – (Ed. Musée des Abattoirs de Toulouse)

– 2002 Dado, « La Chapelle Saint-Luc » – Préface d’Alain Margaron, texte de Bernard Noël, entretien de Dado avec Amarante Djuric (éditions Alain Margaron)

Collections Publiques

Musée d'art moderne Paris

Fonds National d’Art Contemporain

Bibliothèque nationale, Paris

Centre national d’art contemporain, Paris

Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Musée d’Art Moderne, Saint-Etienne

Musée Boymans van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas

Musée de l’Université Brandeis, Boston, USA

Art Institue, Chicago, USA

Solomon R. Guggenheim Museum, New-York

Stedelijk Museum, Amsterdam, Pays-Bas

Musées Royaux de Belgique, Bruxelles, Belgique

Musée d’Art Moderne de Belgrade

Musée des beaux-arts de Cetinje

Présentation

Dado, né en 1933, mort en 2010, dénonce dans un univers fantastique souvent proche des contes pour enfants, les atrocités du vingtième siècle avec une violence parfois à la limite du soutenable.

De son vrai nom Miodrag Djuric, cet artiste né dans le Monténégro a vécu ses premières expériences artistiques dans l’atmosphère baroque des villes slovènes et monténégrines de l’ancienne monarchie austro-hongroise. Il unit dans sa peinture les débordements et les excès du baroque à une morbidité latente qui entraîne aussitôt le spectateur dans une fascination qui ne le lâche plus.

Travaillant au départ dans la lignée du surréalisme, il fut introduit sur la scène artistique parisienne par le galeriste Daniel Cordier dans la seconde moitié des années 1950. Au début des années 1960, son univers iconographique  cauchemardesque prend sa source dans les souvenirs des massacres et des atrocités auxquels l’enfant a dû assister dans son pays natal au cours de la Seconde Guerre mondiale. Dans son imaginaire, ces souvenirs se mêlent à la crainte qu’il ressent devant l’inconcevable puissance destructrice des armements nucléaires et suscitent des images et des spectres qui évoquent Bosch, Bruegel ou Goya. Chez  Dado, l’horreur du monde trouve une expression directe et non déguisée : ses silhouettes et ses êtres monstrueux en pierre représentent un monde d’après la catastrophe. Baignés des couleurs les plus délicates, ils montrent un univers en pleine décomposition où le règne minéral se mue insensiblement en créatures organiques, où la vie et la mort sont comme indifférenciées.  C’est un univers en constante métamorphose où les certitudes deviennent impossibles..

Les mondes fantastiques de ses toiles des années 1960 sont implacables, ils ne laissent aucune échappatoire aux observateurs. La violence, la peur et une corporéité quasi morbide s’y intensifient jusqu’à devenir presque physiquement sensibles, emprisonnant, fascinant et agressant tout à la fois le visiteur. La profondeur insondable de son imaginaire – empreint tout à la fois de souvenirs et de projections dans l’avenir – s’exprime de façon très diversifiée dans son travail, qu’il s’agisse de peintures, d’œuvres en trois dimensions, de collages ou d’eaux-fortes.  Depuis un demi-siècle, Dado a su arracher à ses peurs et à ses obsessions des images toujours renouvelées. Ses tableaux et ses objets effraient et attirent simultanément, tandis que ses collages de papiers déchirés puis repeints dégagent une expressivité et une fraîcheur créatrice inattendues, presque juvéniles.
Dado compte au nombre des plus importants représentants d’un art imaginatif dont les racines plongent dans un lointain passé.

 

Reproductions de quelques oeuvres parmi les 156 des Collections du Centre Pompidou:

La Grande Ferme – Hommage à Bernard Réquichot, 1962-1963 / Sans titre, 1996Dessin de myxomatose1962Sans titre, 1996Triomphe de la mort1955Sans titre, 1981Sans titre, 1962Sans titre, 1981 / Figure couchée1956 / Sans titre, 1960 / Sans titre, 1996

Oeuvres des collections du Musée d’art Moderne de la ville de Paris:

La paurte de l’abattoir, 1961