Regard sur Hong InSook

Hong InSook, Trace, 2020, gouache et encre de Chine sur papier, 57 x 75,5 cm

Une pierre de rêve de l'artiste InSook Hong

Cette Pierre de rêve de Hong InSook peut faire penser aux goldbilder, les peintures d’or de Godeg. A ceci près que la brillance ne tire son effet d’aucun métal mélangé à de l’huile, mais du jeu entre couleurs et traits.

Trois larges bandes horizontales traversent le champ pictural du tableau. Le dessin de celle du haut rappelle les rizières asiatiques, les traits de celle du bas un Enfer grec où des silhouettes ne demandent qu’à se libérer.

L’effet patchwork est renforcé par la découpe de la bande du milieu en trois parties: deux « carrés » aux ondulations d’une grande régularité encadrent un troisième en plein centre du tableau. Il attire notre regard par ses teintes marbrées oscillant entre bleu pétrole et blanc qui stimulent les aspérités du dessin.

Les traits, hirsutes, semblent jaillir des vaguelettes mais comme les cristaux d’une géode. Ils s’opposent à l’horizontalité régulière des vagues qui les encadrent.

Un cycle semble traverser tout le tableau. Il transforme le liquide en solide, l’eau en roche.

Du « carré », un effet de brillance très particulière pourrait évoquer un métal brillant au fond d’un cours d’eau, vu du ciel. Il illumine l’ensemble de la composition.

La roche venue de l’eau sera-t-elle -elle, à son tour, transformée en or?

Et l’œuvre en une pierre, de rêve ou alchimique?

L’exposition de Hong InSook, côté rue, est prolongée jusqu’au 3 octobre.

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