Regard sur Fred Deux

Sans titre, 2011, mine de plomb, encres et peinture sur papier, 65 x 48 cm
« Comment ne pas faire n’importe comment ?
Comment ne jamais faire mal et ne jamais mal faire ?
Comment passer ?
Un crayon caressa une forme.
S’il y a un seul principe, lequel est celui qui maintient la lumière de ma lampe ?
Serai-je un jour aveugle ?
Le vrai est impossible. Il est toujours pour plus tard.
Que veut dire « les uns pour les autres » ?
Comment faire pour que cesse l’enfance sans entrainer l’inertie ?
Toute enfance est teintée de mensonge.
Ou plutôt le souvenir ment.
Le dessin a commencé dans la cave de mon enfance.
J’ai tiré la vie comme on tire du vin.
A la longue, tout devient supportable.
A partir de la cave, tout est possible.

La nuit, je me lève. Je marche dans la maison sans éclairer. Vieux réflexe : je tiens mes bras devant moi et légèrement ouverts, comme là où tout a commencé.
Les mots redeviennent moelleux, pelucheux.
Je me pince pour vérifier la vie.
Comme je ne parviens pas à dire, à exprimer, je finis par me satisfaire sans chercher à savoir de quoi.
Maintenant, dessin ? »
Fred Deux
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