Immendorff

La galerie consacre, du 5 novembre au 09 janvier 2027, une exposition à l’un des artistes allemands les plus influents de l’après-guerre, Jörg Immendorff (1945-2007), mort prématurément de la maladie de Charcot, sans avoir renoncé jusqu’au bout à peindre.

Nous montrons un trentaine d’œuvres, principalement des peintures, de 1979 à 2006, autour de deux grandes périodes:

  • son retour à la peinture pour nous faire penser la société de son époque et les grands problèmes géo-politiques d’alors, en particulier la partition de l’Allemagne et l’affrontement de deux blocs en Europe. Sans rien de démonstratif, en nous laissant interpréter, tirer nous même des conclusions. Les symboles et  allégories énigmatiques qu’il dispose sont riches de multiples interprétations et leur sens n’est pas toujours le même d’une peinture à l’autre. Ainsi son oeuvre n’a rien perdu de son actualité. Il s’agit moins d’une peinture d’histoire que d’une peinture géopolitique qui reste la nôtre, d’une grande actualité actuellement en Europe.
  • son combat contre la paralysie à partir de la fin des années 90. Il a dû inventer de nouvelles techniques pour la réalisation de ses oeuvres : conception sur écran, recours aux nouvelles possibilités de l’image numérique, pochoirs, projections, impressions, réalisations millimétrées par des assistants.

Immendorff exerce une profonde influence sur la création contemporaine (cf. la dernière biennale de Venise). Son oeuvre puissante mêle les langages les plus sophistiqués qui plongent dans la renaissance allemande et flamande avec un langage populaire, proche des bandes dessinées.

Nous éditons en complément de cet accrochage une importante étude, vivante et éclairante de Fabrice Hergott, directeur du MAM Paris et l’un des plus pertinents connaisseurs de la scène artistique allemande :

«Immendorff ne peint pas pour transcrire ce qui lui arrive. Il transforme ce qu’il vit en une scène où deviennent visibles ensemble son propre destin, celui de l’Allemagne, celui de l’Europe et les contradictions humaines qui les traversent. L’existence passe dans l’œuvre et y prend une forme que l’existence seule ne peut lui donner».

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