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Lettre d’Alain Margaron, juin 2018

L’exposition Boix-Vives à la galerie prend le relai de celle que vient d’organiser le musée des Beaux-Arts de Chambéry, avec beaucoup d’œuvres que nous n’avions jamais montrées à Paris et qui apportent un regard nouveau sur cet artiste  entré en peinture à 62 ans, après une vie de commerçant prospère en Haute Savoie. D’emblée son œuvre a dépassé le stade de l’art naïf pour une œuvre picturale en fait sophistiquée qui s’est enrichie avec les années sans rien perdre de sa fraîcheur et de sa vie.

 

La démarche formelle de Boix-Vives est rigoureuse. Son  expérimentation permanente, sa facture de plus en plus sophistiquée,  à la recherche de la lumière à travers les couleurs. Il est d’ailleurs relativement facile de dater ses œuvres.

 

Nous présentons à l’occasion de cette exposition le livre écrit par Jean François Chevrier qui accompagnait l’exposition du musée de Chambéry. Son analyse conforte une approche de l’œuvre éloignée des clichés de l’art brut ou naïf.

 

« Boix-Vives  a interprété un matériau pictural qui fut pour lui, par analogie avec la nature, un corps (ou milieu) second d’expérience…On peut supposer chez ce peintre autodidacte une attention portée d’abord à la physiologie des formes et des couleurs… Il favorise un répertoire fluide, protéiforme, accordé à la fécondité de la nature. » (JFC)