Lettre d’Alain Margaron

Nous montrons jusqu’au 13 juillet une quarantaine de peintures récentes de l’artiste Coréenne Hong InSook. Ses œuvres, un peu moins figuratives, un peu plus abstraites, un peu moins végétales, un peu plus minérales, sont de plus en plus riches, à multiples entrées. Elles évoquent parfois des formes humaines, animales ou divines, mais à la manière de certaines roches volcaniques, ou des nuages.

Hong InSook a retrouvé en France et en Suisse les vagues infinies des sommets enneigés, le frisson de la poudre neigeuse qui se détache des branches contre la lumière dorée du soleil. Elle est tout autant sensible à la puissance de la mer en Normandie et à ses infinies variations de formes et de couleurs.

Sa peinture gestuelle, plus abstraite, nous propose une méditation poétique sur la nature, faite de stupeur, d’émerveillement et de modestie. « La nature est plus forte que nous, on ne peut que l’accompagner, pas l’asservir. »

A.M.