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Lettre d’Alain Margaron, février 2018

 

La galerie vient de retrouver, comme tous les deux ans quand nous montrons Laubiès, une très grande fluidité. Ses œuvres dégagent une grande sérénité et font du bien. L’artiste nous convie à un véritable exercice spirituel face à la nature. Après avoir contemplé ses oeuvres, nous pouvons voir la nature, spécialement les bords de mer et les nuages, différemment.

 

Laubiès nous conduit sur le chemin d’une méditation et d’une compréhension profonde de la nature, de notre rapport avec elle, sans trace d’épanchement de soi.

 

Il parlait très peu de son œuvre. Parmi ses rares déclarations : « La matière ne m’intéresse pas, L’huile, l’encre, l’aquarelle ne sont pour moi qu’un support, pas une fin en soi. Je n’ai jamais cherché à faire une œuvre, mais à participer au flux de l’univers, à la vie, disait … ».

 

Le réel qu’il nous présente est fluide. On se sent de connivence avec lui, ou plutôt emporté dans le même souffle, en harmonie. Nos sens sont sollicités et notre attention dans ce qu’elle a de plus aigu, surtout face au ciel et à la mer où le lointain apparait et disparait en même temps.

 

Les quarante-cinq œuvres que nous montrons, essentiellement des peintures, sont nées  d’une longue méditation, d’une même démarche et pourtant elles sont toutes  différentes et extrêmement vivantes. Laubiès peignait très peu pour ne pas se répéter et seulement après avoir ressenti une forte émotion.