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La lettre d’Alain, octobre 2018

« Nous ne pensions pas que les œuvres de Hélion étaient aussi belles », « quelle liberté, quelle jeunesse ! ». Voila quelques une des phrases que nous entendons à la galerie où l’affluence est particulièrement nombreuse. Hélion était connu, son œuvre moins.

Notre exposition est peut-être en train de modifier le regard sur son oeuvre. Beaucoup la pensait datée dans l’histoire, un peu figée. Elle s’avère d’une grande liberté.

Les dernières décennies ouvrent sur l’avenir. Buraglio me confiait le soir du vernissage que Hélion lui a redonné le goût de peindre.

La génération qui a suivi Hélion lui doit et le reconnait. Les filiations avec des artistes français, allemands, espagnols sont nombreuses et évidentes. Plusieurs grands musées marquent de nouveau un intérêt appuyé.

Peut-être notre exposition arrive-t-elle au bon moment pour aider à ce que la place de Hélion dans l’histoire de l’art soit enfin reconnue dans toute son ampleur. Son abstraction et ses figures hiératiques des années 40 pour remarquables qu’elles soient étaient aussi une étape dans une œuvre que lui-même considérait comme un tout.

A.M.