Robert Groborne, « La fragilité de l’éternité », sculptures et dessins

Nous montrons à la galerie, du 7 septembre au 7 octobre, un ensemble de 35 sculptures et  10 dessins de Robert Groborne réalisés en 1986 et 2015. Il s’agit de l’ensemble des sculptures de Groborne qui restent disponibles, auxquelles s’ajoutent trois sculptures créées en 2017.

Si ces sculptures sont devenues rares, c’est qu’elles ne sont tirées qu’à un seul exemplaire, en raison du temps que l’artiste consacre à leur patine.

L’affleurement subtil et nuancé de couleurs à la surface du bronze contribue, comme une peau qui respire, à leur poésie et à leur mystère. Vivantes, elles interpellent le regard, non pas en dépit mais peut-être bien en raison de leur taille modeste. Elles ne s’imposent pas  à nous mais exigent que nous allions vers elles, en prenant notre temps et avec beaucoup d’attention. C’est alors que surgissent leur monumentalité et leur puissance existentielle.

La rigueur des lignes, manifeste aussi dans la série des importants dessins de 1986 et 1991 qui accompagnent l’exposition, ne reste pas cloisonnée dans un monde idéal. Elle est transcendée par ce qui pourrait l’annuler : le passage du temps et l’érosion des formes. Peut-être, pour exprimer la fragilité de l’éternité.