Michel Macréau

Nous vous proposons de découvrir jusqu’au 18 mars une cinquantaine d’œuvres de Michel Macréau, peintures et dessins, essentiellement des années 60

“Je trouve que le rapport avec Basquiat est évident, affirmait Combas en 2014. Certains tableaux sont très proches, mais les gens ne veulent pas le voir. Dans le passé, je me suis amusé à faire passer des détails de ses œuvres -comme certaines têtes- pour du Basquiat, et ça fonctionnait. »

Michel Macréau s’est mis à nu dans sa peinture, sans fard. Ses peintures et dessins appellent le regard pour nous dire son désarroi, sa quête d’existence, de sens de la vie, de connaissance de soi, exprimer toute la complexité de ses relations amoureuses, l’énigme des croix et des chapelles qui l’interpellaient comme l’étrangeté des chats qui le fascinaient.

Il va créer tout un univers de choses vues et ressenties qu’il étale avec une grande liberté dans une grande peinture-dessin sur drap de 1963.

Châteaufort, 1963 - Huile sur drap - F : 185 x 130 cm

Châteaufort, 1963 – Huile sur drap – F : 185 x 130 cm

Il s’est senti seul et incompris, éloigné des préoccupations de ses amis peintres de la figuration narrative qui pourtant l’estimaient beaucoup.

Un portrait sur toile de jute, très sobre, l’année 68 bien en évidence, comme une cicatrice cousue sur la toile de haut en bas, lui-même la bouche cousue, dit bien sa solitude, à un moment où, il me le dira plus tard, il se demandait si sa création avait un sens, et même si c’était de l’art. 23 ans après sa mort, il n’est toujours pas présent dans les collections des grands musées.

 sans titre, 1968, huile sur toile de jute, 115 x 80 cm

Sans titre, 1968 – huile sur toile de jute – F : 115 x 80 cm