Hong Insook

" La nature, on ne peut que l’accompagner, pas l’asservir "

Le monde de Hong InSook est devenu ces deux dernières années un peu moins végétal, un peu plus minéral. Ses peintures évoquent parfois des formes humaines, animales ou divines, mais à la manière de certaines roches volcaniques, ou des...

Galerie Alain Margaron, Paris

Du 1 juin 2017 au 13 juillet 2017



Le monde de Hong InSook est devenu ces deux dernières années un peu moins végétal, un peu plus minéral. Ses peintures évoquent parfois des formes humaines, animales ou divines, mais à la manière de certaines roches volcaniques, ou des nuages.
Sa peinture est gestuelle. Elle cherche à cerner au plus près les forces de création de la nature, avec des accents wagnériens qui emportent l’oeuvre dans leurs déferlements d’énergie.

Le travail de Hong InSook est dans une certaine lignée asiatique par l’usage qu’elle fait du papier, de l’eau et de l’encre de Chine. Mais il est aussi profondément original par la démarche conceptuelle qui l’incite à s’effacer devant des forces naturelles de création. Son mélange de gouache et d’encre de Chine est suffisamment fluide pour répondre aux moindres sollicitations de ses deux mains sur les feuilles de papier qu’elle a mouillé au préalable avec un vaporisateur, pour guider l’oeuvre, tout en lui permettant de juxtaposer des effets de transparence.
L’élément aquatique est ici aussi central que dans les rizières, et son action fait des oeuvres de Hong InSook les traces d’ un combat entre des forces antagonistes, entre la représentation et l’ abstraction.

La pratique de Hong InSook depuis 12 ans est une « pensée-paysage » féconde mais en retrait : l’artiste préfère ne pas trop expliciter. Dans sa culture, l’important n’est pas de dire mais de faire.

A.M.

Du 1er juin au 13 juillet 2017