Artistes > Robert Groborne

Robert Groborne

Oeuvres

Bronze n° X2011, 2011, 34 x 24 x 3,2 cm
Bronze n° X2011, 2011, 34 x 24 x 3,2 cm
Bronze n° 19814B, 2014, 30 x 31,5 x 4,7 cm
Bronze n° 19814B, 2014, 30 x 31,5 x 4,7 cm
Robert Groborne
Bronze n° 34611, 2011, exemplaire unique, 24 x 35 x 17 cm
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Relief, 2013, technique mixte, 72,5 x 60 cm
Robert Groborne
Relief n° 14813, 28 mai 2013, technique mixte, 72,5 x 60 cm
Robert Groborne
Bronze n° 31905, 15 novembre 2005, tirage unique, 33 x 30,5 x 2 cm
Bronze n° 05614, 2014, exemplaire unique, 18,5 x 32 x 3 cm
Bronze n° 16207, 2007, exemplaire unique, 14,5 x 21,5 x 16,5 cm
Dessin n° 33685 I, 1985 encre de Chine sur papier Lana 56,5 x 76,5 cm
unnamed (2) copie
Bronze n° 09415, 2014, exemplaire unique, 18,2 x 14,7 x 2,4 cm
Bronze n° 08814, 2014, exemplaire unique, 10,5 x 26,5 x 2,9 cm
Dessin n° 13384 C, 1984 encre de Chine sur papier Lana, 56,5 x 76,5 cm
Bronze n° X2011, 2011, 34 x 24 x 3,2 cm
Bronze n° 19814B, 2014, 30 x 31,5 x 4,7 cm
Robert Groborne
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Robert Groborne
Robert Groborne
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Expositions(principales)

Personnelles

1970 « Galerie Aspects », Galerie Aspects, Bruxelles

1972 « Maison de la Culture Le Corbusier », Maison de la Culture Le Corbusier, Firminy

1975 « Galerie Catherine Issert », Galerie Catherine Issert, Paris

1977 « Galerie Gillespie-Laage », Galerie Gillespie-Laage, Paris

1978 « Galerie Stevenson-Palluel », Galerie Stevenson-Palluel , Paris

1979 « Galerie Palluel », Galerie Palluel, Paris

1981 « Atelier Annick Le Moine », Atelier Annick Le Moine, Paris

1982 « Musée des beaux-arts de Rennes », Musée des beaux-arts, Rennes

1987 « Galerie Baudoin Lebon », Galerie Baudoin Lebon, Paris

1989 « École régionale des beaux-arts », École régionale des beaux-arts, Nantes

1989 « Galerie OZ », Galerie OZ, Paris

1990 « Centre culturel de Cherbourg », Centre culturel, Cherbourg

1991 « Monnaie de Paris », , Paris

1991 « Galerie OZ », Galerie OZ, Paris

1992 « Centre d’art contemporain », Centre d’art contemporain, CREDAC, Ivry

1992 « Espace d’art contemporain Camille Lambert », Espace d’art contemporain Camille Lambert, Juvisy

1993 « École régionale des beaux-arts », École régionale des beaux-arts, Le Mans

1997 « Maison des arts et médiathèque », Maison des arts et médiathèque, Evreux

1997 « Galerie de la Scène Nationale », Galerie de la Scène Nationale, Centre Culturel, Cherbourg

1998 « Galerie Baudoin Lebon », Galerie Baudoin Lebon, Paris

1998 « Collège Jacques-Cartier », Collège Jacques-Cartier, Chauny

1999 « Galerie Fanny Guillon-Lafaille », Galerie Fanny Guillon-Lafaille, Paris

2000 « Centre International de Poésie », Centre International de Poésie, Marseille

2000 « Maison des Arts », Maison des Arts, Evreux

2004 « Bibliothèque nationale de France », Bibliothèque nationale de France, Paris

2005 « Galerie Remarque », Galerie Remarque, Trans-en-Provence

2006 « Sculptures et dessins », Galerie Alain Margaron, Paris

2007 « Mémoire », Galerie Alain Margaron, Paris

2008 « Sculptures, dessins et gravures », Galerie Alain Margaron, Paris

2010 « Voyageur immobile », Galerie Alain Margaron, Paris

2012 « Sculptures et autres oeuvres récentes », Galerie Alain Margaron, Paris

2015 « Sculptures récentes », Galerie Alain Margaron, Paris

2017 « « La fragilité de l’éternité », sculptures et dessins », Galerie Alain Margaron, Paris

Collectives

1973 « L’estampe contemporaine », Bibliothèque nationale, Paris

1975 « Le dessin de la nouvelle peinture », Galerie du Rhinocéros, Paris

1976 « Plusieurs silences », Galerie Piltzer, Paris

1976 « Galerie Mailliard », Galerie Mailliard, Saint-Paul de Vence

1978 « L’estampe d’aujourd’hui 73/78 », Bibliothèque nationale, Paris

1979 « Premio Internazionale per l’incisione », , Biella, Italie

1980 « Écritures », Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, Paris

1981 « Nature du dessin », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

1982 « Écritures lectures », Atelier de recherches esthétiques, Caen

1985 « Carta », , Reims

1985 « Choix de dessins contemporains », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

1985 « Lisible/Illisible », Bibliothèque publique d’information, Centre Georges Pompidou, Paris

« Aspects du dessin contemporain en France », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

« Acquisitions du F.R.A.C. », ,

1986 « Espace Forme Couleur », œuvres du F.R.A.C. Picardie, Centre culturel, Compiègne

1987 « Première idée », Musée des beaux-arts, Rennes

1988 « Dessin Naissance d’une collection », F.R.A.C. Picardie, Amiens

1988 « La bibliothèque idéale », Bibliothèque publique d’information, Centre Georges Pompidou, Paris

1989 « L’art saisi par ordinateur », , Rennes

1990 « Acquisitions 1990 », Artothèque, Nantes

1991 « Rencontres d’Art Informatique », C.C.I., Centre Georges Pompidou, Paris

1992 « Manifeste », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

1992 « 2ème rencontre internationale d’art infographique », Palais de Tokyo, Paris

1992 « De Bonnard à Baselitz », Bibliothèque nationale, Paris

1993 « Noir Dessin », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

1994 « Dessiner une collection », Musée du Luxembourg, Paris

1995 « Du trait à la ligne », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

1995 « État des lieux de la gravure contemporaine », École régionale des beaux-arts, Rennes

2001 « Acquisitions nouvelles du cabinet d’art graphique. De Artaud… à Twombly », Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

2005 « Estampes contemporaines », Galerie Alain Margaron à la Librairie Niçoise, Nice

2015 « Centre d’Arts Plastiques de Royan », Espace d’art contemporain des Voûtes du Port, Royan

Biographie

1939 Naissance à Alger.

2004 Entre à la galerie Alain Margaron qui le représente en exclusivité.

Bibliographie

– « Groborne juste avant l’indifférence », texte de Bernard Lamarche-Vadel, (Edition Galerie Mailliard Saint-Paul de Vence, 1975)

– « Groborne, Projets pour une sculpture », textes de Georges Raillard et Claire Stoullig, (Edition du musée des Beaux-arts, Rennes, 1982)

– « Robert Groborne 1981-1991 », textes de Géva Caban, Georges Collins, Olivier Kaeppelin, (Edition Centre d’art contemporain CREDAC, Ivry 1992)

– « Groborne », texte de George Collins, (Edition Ecole régionale des Beaux-arts, Le Mans 1993)

– « Construire », texte d’Olivier Kaeppelin, (Edition Maison des arts Georges Pompidou, Carjac 1995)

– « Robert Groborne », texte de Claire Stoullig, (Edition La collection du Musée national d’art moderne Georges Pompidou, Acquisitions 1986-1996, 1997)

– « Robert Groborne, Graveur », préface de Jean-Noël Jeannneney, textes d’Isabelle Monod-Fontaine et de Cécile Chicha, (Editeur Bibliothèque Nationale de France, 2004)

– « Robert Groborne, voyageur immobile », texte d’Isabelle Monod-Fontaine, (Alain Margaron Editeur, 2010)

Collections Publiques

Musée d’art moderne, Paris

Musée des beaux-arts, Rennes

Musée départemental des Vosges, Epinal

Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

Musée d’Art Moderne, Saint-Etienne

Musée Thomas Henry, Cherbourg

F.R.A.C. Lorraine

F.R.A.C. Picardie

Bibliothèque nationale, Cabinet des estampes, Paris

Fonds national d’art contemporain, La Défense

Artothèque, Nantes

Collection historique des télécommunications, Paris

Bibliothèque municipale, Angers

Présentation

Robert Groborne, artiste expérimental dont on pu voir en 2004 le travail à la Bibliothèque nationale de France, travaille à l’écart du monde. Pour lui, la sculpture n’est qu’un des états, une des étapes, d’une recherche qui passe aussi par la gravure, le relief, le dessin, la peinture, la photographie. Chez lui, les formes sont travaillées, elles se métamorphosent au gré des possibilités offertes par chaque médium, s’enrichissant de propriétés nouvelles en migrant d’une technique à l’autre. Robert Groborne ne cesse de questionner son matériau : objets trouvés, matériaux de la vie quotidienne qui sont poétiquement métamorphosés lors de ses manipulations mécaniques et chimiques, puis archivés dans leurs effets monumentaux.

Robert Groborne approche les forces créatrice du chaos. Et ses œuvres en état permanent de métamorphose étudient la valeur transitoire du temps. Des lignes érodées contournent des formes immémoriales, parfois presque géométriques.

“Les sculptures de Robert Groborne sont de tout petits monuments réunissant les formes éternelles du vouloir humain (figures géométriques ou architecturales, arches, stèles, pyramides….) et la matière des plus humbles rebuts. Elles évoquent mais ne représentent pas ; ce ne sont pas des paysages miniatures ; la matière y est fortement présente, mais à échelle réelle. Ce sont les qualités de la surface, accidents, creux et reliefs, granulation, texture, aléas de la matière, irrégularité du contour, sans oublier la beauté de patines particulièrement soignées, qui donnent substance à ces bronzes. Si bien qu’un doute nous prend : ces sculptures, humbles et planes, ne seraient-elles pas des sortes de dessins, des sortes de gravures ? Ce doute est fondé. L’on découvre vite que la sculpture n’est qu’un des états, une des étapes d’une recherche qui passe aussi par la gravure, le relief, le dessin, la peinture, la photographie. Les formes sont travaillées, se métamorphosent, au gré des possibilités offertes par chaque médium ; elles s’enrichissent de propriétés nouvelles en migrant d’un médium à l’autre. Ceux-ci ont des frontières perméables, sont en étroite connexion. Ainsi, une forme ou un objet trouvés donneront-ils lieu à une sculpture, dont la surface scannée pourra être déclinée par dessin infographique en multiples variations qui, reportées sur cuivre, deviendront des gravures…Ou le contraire : un simple dessin, un triangle, peut, au terme de ses transformations sur l’écran, devenir sculpture. De même, les reliefs pourront engendrer des dessins par frottage. Si les sculptures aspirent à la frontalité, les gravures sont comme gorgées du volume qu’elles n’ont pas, sont douées de puissance sculpturale. Et les frottages ont une telle densité de matière qu’ils sont d’emblée perçus comme illusions, spectres photographiques. Ces formes, que sont-elles ? Elle relèvent d’une géométrie élémentaire, sans pour autant rejoindre l’abstraction. Au contraire : elles sont lestées d’une matérialité qui les assimile à des morceaux de palpable réalité. Ces formes résultent d’un recyclage. Elle peuvent provenir, par exemple, d’un bas-relief assyrien admiré au Louvre. Le plus souvent, elles sont fournies par un fragment de réalité concrète. Il s’agit, écrit Isabelle Monod-Fontaine à propos des gravures (mais cela vaut aussi pour les sculptures), de « reconnaître la beauté sous ses espèces les plus humbles, les moins aveuglantes. Ramasser dans le sable des rebuts usés, indéfinissables, tels ces morceaux de semelle rendus presque transparents, ou des ferrailles apparemment informes. Repérer sur le gris de l’asphalte la lueur d’un bouchon de pétrole écrasé. Mais aussi collectionner les formes les plus affinées de l’art dit populaire, ou bien photographier dans une ville du Sud des ombres, des reflets, une poignée de porte ou une persienne. Cela, cette façon de glaner au quotidien, entre dans le travail de Groborne, et le nourrit, lui communique ce mouvement particulier, manifeste d’une vie secrète. La poussée continue, poignante, du temps qui passe, y est à l’œuvre, cette poussée qui effrite, défait en fin de compte les contours les mieux définis ».

Si l’artiste est sensible à l’effritement des choses, il ne s’agit pas pourtant d’une poétique des ruines centrée sur le sentiment de déréliction. Mais plutôt d’une poétique de la mémoire inscrite dans la matière des choses ; mémoire vecteur d’énergie : le fragment recueilli va générer une forme qui va se transformer, d’un médium à l’autre, multipliant les propositions nouvelles, les surprises, un flux discontinu de création artistique. Depuis ses débuts à la fin des années 1960, l’artiste n’a cessé d’aller et venir entre les différentes techniques qu’il se plaît à traiter de façon non traditionnelle. Ses peintures sont en relief, ses sculptures affichent une frontalité de stèles; ses gravures et dessins semblent générer du volume.

L’autre constante est le choix du noir et blanc, qui contribue à souligner la dimension intériorisée, mentale, silencieuse de l’œuvre. Celle-ci se développe donc dans un espace multiple et mouvant, entre la page blanche et la sculpture qui est son ombre”. (Isabelle Monod Fontaine).