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René Laubiès

Oeuvres

Sans-titre-1953-huile-sur-papier-marouflé-sur-Isorel-67-x-50-cm
Sans-titre-1953-huile-sur-papier-marouflé-sur-Isorel-67-x-50-cm
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sans titre, 1966, encre de Chine, 48 x 63 cm
Sans titre, 1977, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 51 cm
Sans titre, 1977, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 51 cm
Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 66 x 102 cm
Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 66 x 102 cm
Sans titre, 1964, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm
Sans titre, 1964, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm
Sans titre, 1992, huile sur papier marouflé sur toile, 42 x 35 cm
Sans titre, 1992, huile sur papier marouflé sur toile, 42 x 35 cm
Sans titre, 1970, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 34 cm
Sans titre, 1970, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 34 cm
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Sans titre, 1978, huile sur papier marouflé sur toile, 68 x 51 cm
Sans titre, 2000, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 67 cm
Sans titre, 2000, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 67 cm
Sans titre, 1972, huile sur  papier marouflé sur toile, 49 x 32,5 cm
Sans titre, 1972, huile sur papier marouflé sur toile, 49 x 32,5 cm
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Iran, 1968, huile sur papier marouflé sur toile, 50 x 68 cm
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René Laubiès, sans titre, 1966, encre, 47 x 62 cm
Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm
Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm
Sans-titre-1953-huile-sur-papier-marouflé-sur-Isorel-67-x-50-cm
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Sans titre, 1977, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 51 cm
Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 66 x 102 cm
Sans titre, 1964, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm
Sans titre, 1992, huile sur papier marouflé sur toile, 42 x 35 cm
Sans titre, 1970, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 34 cm
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Sans titre, 2000, huile sur papier marouflé sur toile, 51 x 67 cm
Sans titre, 1972, huile sur  papier marouflé sur toile, 49 x 32,5 cm
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Sans titre, 1966, huile sur papier marouflé sur toile, 67 x 102 cm

Expositions(principales)

Personnelles

1949 « Librairie du Club Saint-Germain », Librairie du Club Saint-Germain, Paris

1952 « Galerie Colette Allendy », Galerie Colette Allendy, Paris

1953 « Galerie Facchetti », Galerie Facchetti, Paris

1953 « Dessins », Librairie Valentin, Stuttgart

1954 « Galerie Facchetti », Galerie Facchetti, Paris

« Galerie Paul Parnass », Galerie Paul Parnass, Wüppertal

« Galerie Facchetti », Galerie Facchetti , Paris

1955 « Galerie Das Vertico », Galerie Das Vertico, Bonn

1955 « Long Wharf Studio », Long Wharf Studio, Boston

1955 « Hotel Lan Xan », Hotel Lan Xan, Ventiane

1956 « Murray State Collège », Murray State Collège, Kentuchy

1956 « Galerie de l’Entracte », Galerie de l’Entracte, Lausanne

1956 « University of Alabama », University of Alabama, Alabama

1957 « Galerie Grange », Galerie Grange, Lyon

1956 « Galerie 22 », Galerie 22, Düsseldorf

1957 « Gli Indifferenti hanno la pittura che si meritano », Galleria Appolinaire, Milan

1957 « Painting », Alexander Iolas Gallery, New-York

1957 « Drawings », Wittenborn Library, New-York

1958 « L’oiseau Taoïste », Galerie Facchetti, Paris

1958 « Sept peintures de Laubiès », Galerie Iris Clert, Paris

1959 « Water-colors and inks from Haïti and Alabama », Drian Gallery, Londres

1960 « Peintures de 1950 à 1960 », Galerie André Schoeller, Paris

1960 « Galerie Smith », Galerie Smith, Bruxelles

1963 « Laubiès », Städt Museum, Mönchengladbach

1963 « Galerie Parnass », Galerie Parnass, Wuppertal

1964 « Solitudes », Galerie Facchetti, Paris

1964 « Graphisches Kabinett », Graphisches Kabinett, Heidelberg

1965 « Gloire des Iles », Galerie Yvon Lambert, Paris

1965 « Galerie Lautner », Galerie Lautner, Mannheim

1968 « Galleria Luna 2 », Galleria Luna 2, Turin

1968 « Galleria Morone », Galleria Morone, Milan

1970 « Galleria Arte Borgogna », Galleria Arte Borgogna, MIlan

1971 « Galerie Lan-Xang », Galerie Lan-Xang, Vientane, Laos

1972 « Sur la route des Indes », Galerie Zerbib, Paris

1973 « Galleria II Pilastro », Galleria II Pilastro, Milan

1974 « Galerie Balanci-Graham », Galerie Balanci-Graham, Paris

1976 « Table de Méditations », Galane Boulakia, Paris

1978 « Gallery Carini », Gallery Carini, Milan

1979 « Peintures de 1949-1979 », Maison des Arts André Malraux, Créteil

1980 « Orissa 80 », Galerie Weiller, Paris

1981 « Graham Gallery », Graham Gallery, Houston

1982 « Galleria II Pilastro », Galleria II Pilastro, Milan

1986 « Passeport pour l’Inde », Centre Culturel et Artistique de Montrouge, Paris

1989 « 40 ans d’activité », Galleria Tega, Milan

1990 « Galerie Michel Broomhead », Galerie Michel Broomhead, Paris

1990 « Laubiès : Encres », Galerie de Navarre, Paris

1996 « Galleria Peccolo », Galleria Peccolo, Livorno

1996 « Darmstadt et Art », Galerie Willkopt, Cologne

2001 « Atelier Art & Poésie », Atelier Art & Poésie, Tokyo

2001 « Œuvres de 1985 à 2001 », Galerie Alain Margaron, Paris

2003 « 60 oeuvres de 1949 à 2003 », Galerie Alain Margaron, Pais

2003 « Galerie Doris Benno », Galerie Doris Benno, Saint-Paul-de-Vence

2004 « Palaqounnu, encres, aquarelles et peintures 2003-2004 », Galerie Alain Margaron, Paris

2006 « De la Mer Noire au Kerala, de 2004 à 2006 », Galerie Alain Margaron, Paris

2007 « Hommage à René Laubiès, l’été dernier à Marie-Galante », Galerie Alain Margaron, Paris

2012 « Laubiès, les années 50 », Galerie Alain Margaron, Paris

2014 « Laubiès, les années 60 », Galerie Alain Margaron, Paris

2016 « la nature est abstraite, peintures et dessins de 1949 à 2016 », Galerie Alain Margaron, Paris

Collectives

Biographie

1922 Naissance à Saïgon, d’un père homme d’affaire français et d’une mère descendante d’une famille de mandarins du sud de la Chine. Enfance et adolescence entre Dalat. Haïphong, Saïgon. Puis études à Nice et Rabat.

1949 Installation à Paris d’où il fait deux longs voyages lointains chaque année pour peindre, essentiellement en Asie.

1957 Séjour aux Etats-Unis. Très proche de Ezra Pound dont il traduit les Cantos et de Robert Creeley avec qui il réalise deux livres d’artistes dont The immoral proposition. Ensuite fera chaque année deux longs séjours hors de France, principalement en Asie, pour peindre.

2001 Entre à la galerie Alain Margaron qui le représente désormais en exclusivité.

2006 Mort de l’artiste.

Bibliographie

– Laubiès, Une peinture aristocratique, texte de René Déroudille, (éditions A la tête d’or et George Wittenborn), 1957

– René Laubiès, Peinture, aquarelles et encres de 1949 à 2003, texte de Daniel Abadie, (Alain Margaron Editeur), 2003

– Laubiès, peintre de la sérénité, textes de Daniel Abadie, Sepp Hickisch-Picard, Hans Günter Golinski, Lydia Harambourg, Robert Creeley, Martial Raysse, Georges Salles (L’Atelier des Brisants), 2007

– René Laubiès, les années 50 (Alain Margaron Editeur), 2012

– René Laubiès, L’Infini de l’esprit – les années 60, textes de Laurent Boudier et Alain Margaron (Alain Margaron Editeur), 2014

Collections Publiques

Musée d'art moderne Paris

Fonds National d’Art Contemporain, Paris

Bibliothèque Doucet, Paris

Bibliothèque de la Ville de Nice

Bibliothèque de la Ville de Nîmes

Musée du Val de Marne

Musée de Poitiers

Musée d’Evreux (legs J. Blot)

Musée Rigaud, Perpignan (legs Rey)

Musée de Dijon (collection Granville)

Galleria Arte Moderna, Rome

Pinacothèque d’Athènes (legs Facchetti)

Musée Wuppertal (legs Jährling)

Musée Clemens Sels, Neuss (legs H. Hahn)

Musée de Genève

Library State University, Buffalo

Présentation

Laubiès parlait très peu de ses œuvres ou seulement avec des phrases soit évidentes, soit énigmatiques. Il fallait du temps pour en saisir la portée. « La matière ne m’ intéresse pas. L’huile, l’encre, l’aquarelle ne sont pour moi qu’un support, pas une fin en soi. Je n’ai jamais cherché à faire une œuvre, mais à participer au flux de l’ univers, à la vie… ». Ou encore : «J’ai toujours peint abstrait, parce que la nature est abstraite.»

Et il ne s’attardait pas sur sa biographie dont on ne connaît que les points essentiels : ses origines chinoises par sa mère, son enfance à Hanoï, un court passage à Nice et au Maroc, un début de carrière brillant à Paris, dans d’ autres capitales européennes et aux Etats-Unis, son refus de peindre en France. « Votre atelier est partout sauf à Paris », lui a écrit Georges Salles, le plus souvent en Asie, surtout en Inde à la fin de sa vie.

«Alors que les peintres de sa génération revenaient soit à une figuration à tendance expressionniste, comme les peintres du groupe Cobra, ou se lançaient à la suite de Klein et d’Arman dans l’aventure du Nouveau Réalisme, Laubiès poursuivait, sans la moindre inflexion, son œuvre dans la voie qu’il s’était désignée», ajoute Daniel Abadie.

Il a poursuivi sa voie, sans se préoccuper des autres, sans s’y opposer non plus. Il a laissé un temps accoler son nom à un mouvement éphémère, le nuagisme, parce qu’il était ami de certains de ses membres et que cela n’ avait aucune importance, me dira-t-il. Ce détachement évoque celui des lettrés chinois.

Sa véritable famille était celle des poètes, les classiques chinois, mais aussi les américains Ezra Pound dont il a traduit Dos Cantos (la traduction préférée de leur auteur) ou Robert Creeley, qui a réalisé avec lui un très beau livre d’ artiste : The Immoral Proposition, en 1953.

Dix ans après la mort de René Laubiès en 2006, le mieux est donc de laisser nous parler ses œuvres. Celles-ci s’imposent.

Faites l’expérience d’en accrocher entre deux baies vitrées, elles résistent aux plus beaux paysages, nous aident à mieux aimer la nature, les ciels, les bords de mer, la nature éthérée, l’eau, l’air, la course des nuages, l’instantané éphémère. Ses œuvres sont à l’image de ce qu’il veut nous apprendre à voir dans la nature : les couleurs et les formes ne sont jamais les mêmes, jusqu’à la même plage qui d’ une minute à l’autre change avec la lumière, le vent, l’envol d’ oiseaux. Ses peintures comme ses dessins sont bâtis sur des canevas proches mais sans rien d’ennuyeux ni de répétitif, d’autant qu’il peignait peu, et seulement après de longues périodes de méditations face à un paysage. On y découvre le plus souvent des variations subtiles et sereines mais parfois aussi des contrastes violents pour ne pas dire méchants, notamment dans les années 60.

Ses dessins -encres et aquarelles- épousent les mouvements des nuages, expriment l’énergie des couleurs dans le ciel et sur les eaux; ils donnent forme parfois à l’ Oiseau Tao. La discrète structure ascensionnelle de ses peintures révèle sa pensée enrichie par le taoïsme puis l’ hindouisme, nous ouvrant à un cheminement spirituel ancré dans le spectacle de la nature qui nous entoure. Son abstraction montre l’essence des choses, mais cette essence ne s’oppose pas à leur apparence. Ce n’est pas seulement notre destin qui s’y joue. Laubiès aime faire apparaître des silhouettes, pêcheurs en barque, promeneurs, oiseaux…, apparitions qui se précisent par intermittences quand l’ attention est soutenue, mais jamais d’une manière figée et définitive. Le réel n’est jamais présenté tout d’ un bloc, comme une présence qui nous reste étrangère et sur laquelle butent le plus souvent les mots ou le pinceau des peintres.

Le réel que nous présente Laubiès est beaucoup plus fluide, on se sent de connivence avec lui, ou plutôt emporté dans le même souffle, et souvent en harmonie. Ce sont à la fois nos sens qui sont sollicités et notre attention dans ce qu’elle a de plus aigüe pour découvrir non pas, d’ailleurs, l’essence de la nature, une notion en fait trop conceptuelle pour Laubiès mais sa quintessence, son « esprit », qui est proche du souffle, du flux.

Lui-même, se méfiait des classements, réducteurs, mais il se considérait proche des peintres chinois des Hautes Epoques : « Quand ils se mettaient à peindre, ils brûlaient de l’ encens, se recueillaient dans le calme et le silence, concentraient leur esprit et méditaient. Ils laissaient les ennuis et le sordide quotidien s’évanouir peu à peu. Leur esprit libéré, ils faisaient le vide en eux et communiaient ainsi avec l’ élan vital qui meut l’ univers. Alors en harmonie avec la Nature, c’est Elle qui guidait leurs pinceaux. »

C’est en ce sens, parce qu’elles ont beaucoup à nous suggérer, que les oeuvres de Laubiès, comme la nature, sont abstraites.

Alain Margaron