Edith Dufaux

Biographie 

Née en 1959

Diplômée de l’Ecole nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris

1990 exposition personnelle à la fondation Cartier.

Après la naissance de ses enfants, n’expose plus mais réalise quelques décors de cinéma, d’opéra et des plafonds (musée de la Chasse, musée de la tapisserie à Aubusson).

2004  publication de « Territoires » (Actes Sud, 2010).

2014  participation à deux expositions « Autres Tropiques » et « Tout va bien », à Paris (commissaire de l’exposition : Jean-Michel Marchais).

2015  réalisation d’œuvres graphiques pour le film « Vienne avant la nuit » de Robert Bober, adapté sous une forme littéraire et illustrée aux Editions P.O.L (à paraître en 2017).

2016  participation à deux expositions « Marelle 1 » et  « Marelle 2 » au centre d’art contemporain de Montreuil (commissaire de l’exposition : Jean François Chevrier).

Edith Dufaux a, pour des raisons familiales, travaillé dans la plus grande discrétion après son exposition personnelle à la fondation Cartier en 1990, hormis quelques rares accrochages, notamment au centre d’art contemporain de Montreuil en 2016 où nous avons découvert des monotypes sans effets, précis et pensés.

Les monotypes à l’encre constituent l’essentiel de sa création récente. Dans différents paysages « mentaux », au cadrage très précis, se déroulent des scènes silencieuses et presque oniriques, en résonnance avec la mémoire de l’artiste. Il s’y joue des tensions entre le corps et l’espace environnant. Le sens de l’image reste suspendu.

« J’ai passé mon enfance dans un univers de papier en noir et blanc, commente l’artiste. Les murs de l’appartement étaient tapissés de photos découpées dans les journaux et de portraits de famille dont la mémoire en partie m’échappait. La grande et la petite Histoire cohabitaient ainsi.

La série des monotypes reprend ce thème de la cohabitation, non plus sur les murs mais dans l’image, d’une histoire à la fois collective et intime, explorant le rapport hallucinatoire qu’entretiennent le corps, l’espace et la mémoire.                                   

La tension mise en œuvre entre la figure et l’espace repose sur la nécessaire interrogation quant au sens donné à l’image. Celle-ci doit rester « ouverte » à toute interprétation. »                (E.D.)